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Scène urbaine à l'Aquarelle Episode 01

Yi. Première vidéo, première séquence de cette série sur les scènes urbaines à l’aquarelle. Qu’est-ce que tu nous apprends ?

Dans la première séquence sur les scènes urbaines, je vais vous apprendre quelque chose de très simple mais d’extrêmement important qui s’appelle le lavis, pour construire essentiellement l’ambiance, l’atmosphère. Et c’est pour ça qu’on a choisi un modèle qui n’a pas beaucoup de couleur mais de couleur assez simple, assez unie pour qu’on puisse se concentrer dans la technique du lavis, contrôler l’eau, contrôler les pigments, contrôler le temps, les 3 éléments.


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——-Démonstration

Pour faire de l’aquarelle moi, je me sers de pinceaux ronds. J’ai 3 pinceaux ronds pour lavis.

Du petit gris.

Du petit gris de marque Da Vinci, de super qualité, grand, moyen et petit. Généralement, les 2 pinceaux plus grands sont utiles pour faire de grandes surfaces parce que ce sont des poils très souples qui ont une très bonne pointe. Tu peux faire de grandes surfaces mais aussi faire des petits détails. Ce sont des pinceaux pour faire plein de choses et c’est très souple donc indispensable pour la première couche d’aquarelle. Ensuite on a ce pinceau de taille moyenne rond, synthétique. Je me sers toujours d’un pinceau rond synthétique pour faire les petits détails.

Ça marche. Alors les couleurs.

Les couleurs, j’ai une préférence pour Sennelier.

Très belle marque, très belle maison.

Tout à fait. Et au niveau du rapport qualité/prix, c’est top. Il n’y a pas d’équivalent. Au niveau des couleurs, j’écris ma charte couleur qui commence par les couleurs chaudes jusqu’aux couleurs froides. Au milieu, ce sont des couleurs neutres. Parmi les couleurs chaudes on commence par l’extrémité, le jaune de cadmium clair. Ça, je pense que c’est le jaune d’or. Là c’est de la terre de sienne brûlée, de la terre d’ombre brûlée. Celui-là, ça doit être un orange Sennelier. Celui-là, c’est rouge éclatant ou rouge vermillon. Celui-là c’est rouge carmin. La couleur rouge très foncée c’est l’Alizarine crimson, très beau. Et j’ai un violet dioxazine ou violet pourpre. Ça n’a pas beaucoup d’importance.

Au choix.

Et celui-là, c’est ma couleur préférée que je me serve beaucoup, la terre neutre. C’est une couleur presque noire mais c’est un peu plus transparent, un peu plus froid que le noir, un tout petit peu plus clair que le noir. Et mélangée avec toutes les couleurs, elle donne une couleur plus foncée très jolie. Celui-là c’est le bleu outremer foncé, le bleu cobalt, le bleu de céruléum, le bleu cendre et puis les 2 couleurs très importantes dont je me sers beaucoup, le bleu turquoise et turquoise cobalt.

Ici, ce sont les couleurs que je change de temps en temps au hasard. Ici, c’est une couleur bleu cendre. C’est pour faire un bleu très clair fumé pour l’horizon. C’est très utile mais c’est une couleur dont on ne se sert pas souvent. Mais pour certaines circonstances, il vaut mieux préparer une couleur spéciale. Dans l’ensemble, c’est ça le reste de couleurs.

Voilà pour la palette. Le papier ?

Moi, je me sers toujours de papier de marque Arches. Au niveau du gramme, c’est du 300 grammes grain de torchon. C’est le plus mate parce que ça peut retenir beaucoup d’eau et il ne gondole pas.

On a fait le tour. Ça y est.

Tout à fait.

De l’eau ?

De l’eau et puis un accessoire très pratique et indispensable, le sopalin. Et une autre chose qu’il ne faut pas oublier, moi je prépare toujours un blanc gouache. On peut aussi prendre du blanc aquarelle pour faire sortir les lumières.

On va bientôt pouvoir démarrer.

Aujourd’hui, on va travailler sur un paysage urbain. C’est un paysage new yorkais. On voit le sol qui est mouillé parce qu’il vient de pleuvoir et puis quelques voitures. Au niveau des couleurs, c’est assez uni. Couleur très foncée, très noire et un peu de couleur jaune pour les taxis new yorkais.

Le but de ce travail de scène urbain new yorkaise c’est l’exercice de lavis parce que pour moi le lavis prend une place primordiale dans l’aquarelle. Et si le lavis est bien fait, on peut dire que 70% du travail est déjà fait. Si le lavis est bien fait, ton aquarelle est réussie. Si le lavis est mal fait, évidemment ça va causer plein de problèmes et plein de soucis pour les prochaines étapes. Donc il est important de faire le lavis, de savoir faire des fondus de pigment pour faire des dégradés du ciel jusqu’au sol, de gauche à droite.

Si vous observez bien cette image, il y a 2 niveaux de lavis. D’abord si on ne regarde pas les façades, on enlève les façades de gauche à droite, on voit le ciel bleu clair de plus en plus foncé au fur et à mesure qu’on va en bas jusqu’au sol. Ici, on voit un peu le reflet du ciel parce que le sol est mouillé. Donc il y a une première couche de lavis du ciel jusqu’au sol du clair jusqu’au foncé. Une fois que cette couche de lavis est terminée, il y a une deuxième couche de lavis. Il s’agit du lavis pour les façades de droite vers la gauche. Vous voyez ici, c’est foncé et vers le milieu relativement clair. Le contour est fondu pour disparaitre dans la profondeur.

Ça, c’est la deuxième couche de lavis. Mais pour réussir, il faut faire d’abord la première couche de lavis et attendre qu’elle sèche complètement avant de commencer la deuxième couche. Cet exercice essentiel pour faire un lavis, vous allez voir que c’est très important surtout pour construire l’ambiance et une atmosphère très tendre. Pour commencer un lavis, au début il faut avoir assez de pigment et beaucoup d’eau dans le pinceau pour aller de haut en bas jusqu’au bout.

Vous voyez que la première couche de lavis est déjà appliquée de clair jusqu’au foncé. Le ciel et le sol, c’est la première couche de lavis. Une fois la première couche terminée, il faut absolument attendre qu’il sèche complètement pour commencer la deuxième couche de lavis c’est-à-dire les façades de droite à gauche, pareille de gauche à droite. Si c’est encore mouillé comme ça, les couleurs vont fuser. Et pour la façade, ce ne sera pas joli et pas pratique donc il vaut mieux attendre que ça soit sec.

Tu ne fais pas sécher au sèche-cheveux toi ? Tu n’utilises pas ça non ?

On peut.

On peut. Ce n’est pas gênant ?

Non pas du tout.

D’accord.

On peut sécher avec un sèche-cheveux. Mais là, ça va sécher dans 5 minutes.

Oui, on va laisser le temps. On y va ?

Oui, c’est sec. Maintenant, on va ajouter une deuxième couche de lavis pour travailler les façades de droite à gauche.

Les couleurs là que tu utilises ?

Moi je préfère la terre neutre pour ajouter un peu de bleu turquoise pour donner un peu de foncé bleuté.

Peut-être vous vous posez des questions pourquoi je fais si sombre. C’est parce qu’il ne faut pas oublier que l’aquarelle une fois sèche, la couleur s’éclaircit de 30%. Donc au début, il ne faut pas avoir peur de faire trop foncé. Une fois sèche, la couleur va s’éclaircir.

Là, c’est très sombre.

Oui, très sombre.

C’est surprenant.

D’ailleurs, il est déjà sombre ici.

C’est vrai.

Si à un endroit c’est trop foncé, on peut enlever un peu avec le sopalin.

On te laisse dire sopalin même si c’est une marque, tant pis. Il faudrait dire essuie-tout mais ça va, sopalin ça va.

Le deuxième lavis est presque terminé. Vous voyez qu’au début j’ai mis très foncé. Et maintenant, ça s’est beaucoup éclairci. Pourquoi ? Parce que même si au début j’ai mis beaucoup de pigment, il est très foncé quand on l’applique. Mais n’oubliez pas que le pinceau à lavis contient aussi beaucoup d’eau. Une fois le pigment sur le papier, l’eau commence à laver le pigment de haut en bas donc tous les pigments se cumulent en bas. Et du coup, il est lavé et devient de plus en plus clair une fois séché.

C’est la raison pour laquelle quand je passe le lavis, je n’ai pas peur qu’il soit un peu plus  foncé. Ce n’est pas très grave parce que je sais qu’une fois sèche, la couleur va beaucoup s’éclaircir. Comme la deuxième couche de lavis est presque terminée, dans l’ensemble l’ambiance est déjà construite. Vous voyez le bâtiment avec une certaine profondeur, les lumières et les voitures pour donner un peu de profondeur et un peu plus de dynamisme.

Peut-être tout à l’heure, je vais ajouter un petit bonhomme pour donner un peu une scène de vie plus dynamique. Mais pour l’instant dans l’ensemble, le travail est déjà fait. On a fait quasiment 70% du travail. Il reste 30%, c’est la finition c’est-à-dire l’ajout des petits détails. Pour cette étape-là, on peut attendre un peu mais on n’a pas besoin d’attendre que le papier sèche complètement.

Même si c’est un peu humide, s’il y a des endroits où il n’y a pas suffisamment de pigment, on peut passer encore une couche ou ajouter des détails etcetera pour enrichir. La dernière étape, ça sera la finition. On va ajouter les petites lumières, le reflet, tout ce que l’eau reflète dans le passage piéton etcetera.

On peut construire une espèce de reflet en-dessous des voitures. Vous voyez ici l’ombre sous les voitures. Pour commencer, il vaut mieux mouiller d’abord ces endroits-là et ensuite ajouter de la couleur foncée comme ça, du pigment qui coule naturellement.

On est presque à la fin. Et là, pour donner une scène de vie plus dynamique, je vais ajouter un petit bonhomme qui marche dans la rue ici ou bien ici, je vais voir. Peut-être là. Je vais lui donner une chemise bleue peut-être, ce n’est pas mal.

Et maintenant, je vais utiliser un peu de blanc de gouache pour sortir un peu de lumière, les phares de voiture et leur reflet, ajouter quelques couleurs là où il y a des lumières dans certains bâtiments etcetera. On peut dire qu’à cette étape-là, on a presque terminé. On peut toujours ajouter quelque chose ou améliorer mais des fois, il faut savoir s’arrêter.

Pas facile d’ailleurs.

Tout à fait. Et on va enlever les bandeaux pour voir ce que ça donne.

C’est le meilleur moment-là. Pas de risque ?

Non, il n’y a pas de risque. Comparé au modèle, je n’ai pas fait exactement la même chose mais on sent que c’est le même paysage avec ce modèle.

Même scène.

Oui, c’est la même scène avec mon interprétation et ma touche personnelle. L’idée, ce n’est pas de faire exactement la même chose mais de capturer l’ambiance, capturer l’atmosphère, capturer l’émotion et interpréter.

Pas de copie.

Non. J’ai ajouté deux personnages, des petits bonhommes pour donner une scène de vie plus dynamique et puis voilà les voitures pour montrer que ça bouge, le dynamisme. L’essentiel c’est ça. Ce n’est pas les détails.

Regardez-moi ça, c’est magnifique. Moi je n’ai rien dit. Les conseils, tu les as donnés. C’est la première étape qui est franchie mais déjà une belle étape. Est-ce que tu crois qu’au final c’est vraiment compliqué ?

Non, ce n’est pas tellement compliqué à faire. En fait, c’est juste une question d’expérience. Il faut savoir que pour le lavis, les débutants font souvent ce genre d’erreur. Au début, j’ai peur de mettre des couleurs foncées. En fait le lavis, il a besoin de beaucoup de pigment mais aussi beaucoup d’eau. Une fois la première couche appliquée, comme il y a beaucoup d’eau, une fois la couleur séchée, ça va s’éclaircir.

Oui, ça devient fade.

Oui donc dès le début, osez mettre des couleurs sombres. Ce n’est pas grave.

Tout à l’heure, je m’étais absenté un moment. Je reviens et j’ai vu cette grosse masse et j’ai dit au secours. Non il ne faut pas dire au secours c’est normal.

C’est normal. Il ne faut pas construire avec trop de contraintes mais il faut des gestes libres. C’est ça le lavis, on travaille avec les gestes mais aussi on laisse l’eau travailler toute seule. C’est très important.

A l’aquarelle globalement comme dans d’autres techniques. Sujet avec un beau sujet d’origine mais sujet librement interprété, ça c’est important.

Oui tout à fait.

Pas de copie. Vous ne faites pas de copie précise, l’ombre se trouve là etcetera. Il faut ressentir la chose. Enfin c’est facile à dire mais c’est ça ?

C’est ça.

C’est important. Il a déplacé les bagnoles, il en a rajouté. Il nous l’avait dit mais tu as rajouté des personnages pour rajouter un peu de vie. Bon ça c’est peut-être avec l’expérience au fur et à mesure. Mais si vous avez l’impression que ça peut-être plus allongé ou moins allongé qu’il y a plus de lumière enfin c’est ça qu’on fait ?

Tout à fait.

C’était la première étape dans ce chemin. Et la prochaine fois ?

La prochaine fois on va continuer de travailler dans l’esprit de lavis mais on va traiter un autre sujet sur comment travailler l’eau, les reflets.

En paysage urbain toujours, en scène urbaine ?

En scène urbain avec un petit bateau qui se gare au port. Ce n’est pas à la campagne mais entre la campagne et l’urbain mais on peut dire que c’est une scène urbaine au port mais avec un travail des reflets et l’eau.

Les reflets et l’eau et tout ça c’est des pièces d’un puzzle qu’on va vous aider à construire pour qu’au fur et à mesure vous puissiez être à l’aise dans toutes les scènes urbaines c’est ça ?

Voilà.

A vous maintenant. Au travail. Profitez-en.

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