Papier Beaux-arts

Le papier fait partie des produits les plus malins et raffinés créés par l'Homme. Il allie tradition et modernité tout en conservant des caractéristiques uniques et originales. Avec votre papier Beaux-Arts, réveillez le Léonard de Vinci ou le Georges Wolinski qui sommeille en vous !

Les caractéristiques du Papier Beaux-Arts

Le papier Beaux-Arts est sans nul doute un domaine de prédilection de l'expression artistique. Il est plus qu'un simple support et constitue un facteur essentiel au travail de tout artiste. Le choix de celui-ci doit se faire en fonction de votre technique. Un papier de qualité optimale impactera grandement sur la valeur de l'œuvre réalisée par l'artiste.

Le papier Beaux-Arts doit disposer des caractéristiques suivantes :

- Le papier se doit d'être léger et offrir une bonne praticité.

- Il est facile à maroufler sur une toile.

- Économique, il permet de réaliser des essais.

- Il a la capacité de s'étendre et de se rétracter lorsqu'il est au contact de l'eau.

- Il ne craint pas le pliage et le grattage.

- Il n'est pas acide et dispose d'un PH neutre. Ainsi, il n'est pas fragilisé et conserve l'éclat des couleurs pendant longtemps.

- Il est résistant au gommage et à la déchirure…

Plusieurs choix sont possibles pour votre papier Beaux-Arts. À titre d'exemple, le coton assure une excellente absorption de l'eau et se conserve durablement dans le temps. La cellulose répond parfaitement à des travaux courants. Papier fin ou satiné, sa surface lisse est adaptée au dessin à l'encre, à la plume et aux lavis. Avec un grain moyen, l'effet est moyennement rugueux. Gros grain ou torchon, il apporte du relief à l'ensemble.

Les blocs papier collés ou spiralés pour dessin sont jugés être « nomades ». Leurs dos rigides favorisent un travail en extérieur. Avec les blocs collés des 4 côtés, le collage offre une tenue parfaite aux feuilles. Ces dernières peuvent être détachées comme bon vous semble. Les premiers sont dédiés aux techniques humides en atelier et en extérieur. Même si l'œuvre est très mouillée, elle retrouve un aspect plane une fois qu'elle est sèche. Les seconds sont pratiques pour les essais et sont utilisés pour travailler des esquisses et des croquis au pastel, au crayon et au fusain.

Les blocs layout sont également des produits nomades. Ils sont lisses et blancs et bénéficient d'un traitement particulier pour une résistance aux feutres. Avec ce type de papier, il n'existe pas d'effet buvard ni d'encre qui tache. Son dos rigide vous permet un travail en extérieur. Le bloc layout intervient pour les dessins de bandes dessinées, de mode, de manga au marqueur, à l'encre et au feutre.

Comment utiliser le papier Beaux-Arts ?

Le papier Beaux-Arts est compatible aussi bien aux travaux d'études qu'à la réalisation d'une œuvre. Il peut également servir d'encadrement. Pour cela, les papiers à fort grammage et les cartons sont les plus plébiscités. Il peut aussi agir dans le collage. Par ailleurs, le papier Beaux-Arts se retrouve :

En aquarelle

Cette technique a été utilisée depuis l'époque des Egyptiens (au IIe siècle avant J.C). Ses principales caractéristiques sont la luminosité et la transparence. Le travail se fait par une superposition successive de couleurs qui sont semi-transparentes. Ici, le papier Beaux-Arts est idéal, car l'aquarelle a besoin d'une grande quantité d'eau. Il est capable d'éliminer l'eau sans décolorer et sans se déformer. Le blanc du papier a un rôle important à jouer en transparence sous une teinte claire. Il peut aussi constituer la couleur blanche non visible en aquarelle.

- En dessin

Le travail se décline sous plusieurs techniques : pastel, crayon, fusain, sanguine, etc. et propose des pratiques illimitées. Il est majoritairement utilisé par les artistes pour leurs études. Le papier Beaux-Arts peut répondre à ces attentes et contraintes.

- En peinture huile et acrylique

L'huile et l'acrylique sont issues des techniques humides. Ces deux éléments permettent l'empâtement et l'opacité. Ils requièrent un papier Beaux-Arts de fort grammage, des papiers qui peuvent être redimensionnés et marouflés sur une toile. Ces papiers sont de bons compromis comparés aux châssis.

- En arts graphiques

Les arts graphiques élargissent la notion des beaux-arts à la création et l'illustration graphique, au design et à la bande dessinée.

- En photographie et édition d'art numérique

Le papier Beaux-Arts servira à mettre en valeur et à reproduire les œuvres d'un artiste pour le grand bonheur des spectateurs. Pour cette valorisation des œuvres des artistes, il existe des papiers contrecollés de qualité premium. Ces derniers se retrouvent dans les plus grands musées du monde.

- En encadrement et édition d'art

Le papier Beaux-Arts a connu des modifications et des innovations de dernier cri. Désormais, il peut offrir aux artistes des supports destinés à l'impression numérique.

- En conservation

Les grands musées et les bibliothèques de renom utilisent le papier Beaux-Arts pour conserver leurs plus belles œuvres.

Quelles techniques pour le papier Beaux-Arts ?

Les techniques sèches

Pour réaliser des techniques sèches, on a besoin de papier avec un grain épais, voire très épais : 8 – 120 – 160 – 200 ou 224 g. Si vous utilisez un pastel, une sanguine, un crayon ou un fusain, la quantité d'eau est moindre, donc l'humidité le sera aussi. Ainsi, vous évitez que le papier ne gondole. Un grain atténué permet une meilleure répartition des nuances et des pigments plus fins. En revanche, le papier Beaux-Arts risque de se froisser ou de se friper après un gommage si celui-ci est trop fin. Afin de ne pas vous tromper dans votre choix, faites de nombreux essais.

Quant au dessin, le papier doit avoir assez de grain et ne doit pas être lisse pour une bonne adhérence du fusain. Le cas échéant, le papier le plus répandu est le papier Ingres. Par contre, dans le cas où vous vous servez d'une mine graphite ou des crayons de couleur, le crayon s'étale facilement sur un papier à grain fin.

Les techniques humides

Concernant les techniques humides, le poids du papier Beaux-Arts joue sur sa résistance. Lorsqu'il s'agit de techniques humides, à savoir l'huile, l'acrylique, l'encre, l'aquarelle, un papier plus épais qui ne craint pas l'humidité est nécessaire. Avec un poids de 300 g et plus, le papier est habilité à absorber l'eau, le pigment et le liant tout en gardant sa couleur originale. Le papier aquarelle vous permet d'avoir de beaux reliefs.

Un papier aquarelle étude de 240 g vous évite les éventuels risques de gondolement. C'est donc une valeur sûre pour tout artiste. Il vous revient tout simplement de le fixer à un support rigide. Privilégiez un papier à grain fin pour une œuvre précise et transparente. Ce type de papier retient bien la peinture. Le papier grain satiné, quant à lui, est destiné aux travaux qui demandent une grande minutie. Le papier à gros grain fournit une luminosité et un relief à votre composition.

Le papier spécial acrylique avec une épaisseur de 400 g/m2 est parfait pour les lavis. La papier spécial huile couvre tous les travaux d'empâtements. Il se distingue par sa consistance proche de la toile de lin. Avec son poids de 230 g/m2 minimum, il permet de travailler les lavis et les empâtements. Il est recommandé de recouvrir votre œuvre d'une ou de plusieurs couches de Gesso par la suite afin d'éliminer les éventuelles déformations causées par l'humidité.

Les techniques très humides demandent des papiers dont le grammage peut atteindre les 640 g/m2. Le seul bémol, ce type de papier coûte relativement cher. Ce dernier a en revanche une très belle apparence et le rendu est tout simplement magnifique.

Mot de la fin

Petit rappel pour conclure cet article : dans le cas où vous voulez que votre pastel, votre pigment ou votre crayon soit conservé sur le support, optez pour un papier qui dispose de petits nivelés. Par contre, si c'est une peinture d'expression, une feuille ayant un fort caractère est à privilégier. Elle interagit efficacement avec le papier et le travail.

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